A Concise, une petite maison a subi le poids des années. Nous avons fait une proposition de reconstruction sur la parcelle qui offre une vue dégagée sur le lac de Neuchâtel et les Alpes, en relation avec un verger centenaire. Issu de l’analyse du vieux village en contre-bas et afin de s’intégrer au mieux selon les différentes perspectives, nous avons proposé un alliage de mur en pierre de taille, de métal et de verre.
Ne tombant alors pas dans le « faux-vieux » mais en s’intégrant selon les codes architecturaux et du village et de notre époque, le projet cache un challenge de taille. Le faire avec une largeur réglementaire de 5,6m hors des murs. Espaces de vie et de nuit alors liés en duplex, nous avons trouvé une réponse à l’ensemble des contraintes.
Agrandissement et création d’appartements protégés
C’est dans le jura Bernois en zone d’utilité publique que nous sommes intervenus (à l’époque sous l’enseigne de François Willemin) dans le but d’étoffer l’offre du maître d’ouvrage. L’extension permit également d’assainir le bureau des soins et diverses structures du bâtiment existant.
Nous avons également distribué les affectations afin de permettre un dédoublement de l’installation de transport sur des niveaux « critiques » en cas de panne.
Après un chantier délicat, le bâtiment remplit pleinement sa fonction au plus grand plaisir de l’exploitant, du personnel et des pensionnaires
Il arrive que la vie d’un bâtiment soit tourmentée. En l’occurrence, l’un des plus anciens bâtiments de la ville, sis rue du Parc 1 à La Chaux-de-Fonds partit en flamme en fin de nuit. Présentant une façade arquée pour permettre aux chars de l’époque de prendre le virage, cet immeuble marquait la ville. Nous avons donc (à l’époque sous l’enseigne de François Willemin) proposé des variantes de reconstructions et c’est finalement « à l’identique » que le travail fût fait.
Bien que nous ayons fait numéroter les pierres lors de la déconstruction des éléments encore debout, les expertises des bureaux techniques nous ont finalement orientés sur des éléments neufs, à l’exception de certaines pierres de taille de fenêtres, corbeaux et chaînages.
Après des relevés altimétriques des niveaux de la façade, nous avons dû composer avec les nouvelles normes pour satisfaire patrimoine, réglementation de sécurité et salubrité. La charpente en croupe fût dessinée à la main et à l’exception du solaire qui inscrit le bâtiment dans la démarche de développement durable encouragée par le canton, seuls les garde-corps en ferronnerie trahissent aujourd’hui le renouveau du bâtiment.
A la fois ville et canton, mais avant tout territoire, Neuchâtel abrite tout un panel de paysages qui se déroule sous les yeux de ses visiteurs. Du lac aux montagnes, un projet amené à faire visiter le canton au sein même du bâtiment et ainsi rendre hommage aux différents aspects de celui-ci. Inspiré de la coupe territoriale neuchâteloise, le bâtiment image des environnements clés qui retrace son histoire et ses richesses au fur et à mesure que les visiteurs gagnent en altitude.
Une arrivée par le lac, matérialisée par une structure terrasse en bois où l’on peut s’asseoir et s’allonger au rythme des vagues poussées par le Joran.
Arrivés sur les rives, les visiteurs peuvent plonger dans le bar Le fond du lac et y découvrir ses bas-fonds et habitants. Et qui sait? Rencontrer un silure… Si l’envie n’est pas au rafraîchissement, ils peuvent pousser la porte des Rives et rester sur la terre ferme où s’y trouve la réception de l’auberge.
Il se verront remettre une chambre aux Rives, à l’étage Industriel ou celui du Bourg. Grâce aux couchettes pouvant être privatisées grâce à des panneaux translucides perforés à l’image des « capsules hôtels » japonais, les visiteurs seront plongés au cœur d’une thématique picturale s’animant la nuit tombée.
Dans le haut du canton, une restauration est proposée à /’Horlogerie, où les visiteurs peuvent prendre leur repas rassemblés autours de tables aux inserts horlogers puis se lever pour« faire Neuchâtel » sur la passerelle et admirer la vue des alpes autour d’un café.
Le projet dans son ensemble est guidé par un fil d’Ariane matérialisé par des éléments en laiton qui nous guident au travers des étages et à l’extérieur. Le sol de chaque étage arbore une couleur selon la thématique qui lui est propre, ainsi on retrouve différents éléments à la fois picturaux et subtils qui nous plongent au cœur de chaque thématique.
Cette étude de projet de logement vient s’inscrire dans le tissu urbain en base ville de Fribourg près du bâtiment du Werkhof. Afin d’éviter les vis-à-vis, aucune ouverture de pièce de vie n’est directe avec la fenêtre d’un voisin. Les typologies sont orientées soit sur des logias, soit sur la cour intérieure. Les coursives pouvant être utilisées partiellement comme balcon offrent des appartements traversant dans toutes les orientations. Au rez-de-chaussée se trouve une crèche amenant de la vie dans la cour intérieure comme sur la place conservée au sud du Werkhof.
Ce projet s’inscrit dans une démarche générale. Ses façades en briques terre cuite couleur rouge du soir faites d’agrégats éoliens, coupées par les dalles à chaque étage font échos aux strates de roches de l’autre côté de la Sarine au coucher du soleil.
Le concept « AVOCADO » viens s’implanter sur le périmètre d’intervention 1. Afin de repenser l’espace publique et de faire de la Loryplatz une véritable zone de respiration à l’échelle urbaine, l’empreinte des anciens bâtiments n’est pas conservée. Le projet prend donc sa place légèrement en retrait et le volume se dessine en fonctions des alignements des construction des rues adjacentes. La façade faisant front à la place, elle, se plie pour mieux la définir et donner une réponse au mur de soutènement se trouvant sous le Loryspital de Salvisberg & Brechbühl. Pour gérer la profondeur du volume, deux cours viennent percer le bloc par la toiture en offrant deux atmosphère calme et différentes.
L’une (côté Est) est extérieure, l’autre [en Ouest) est intérieure. La fermeture de ces espaces que ce soit en amont ou en aval, se fait pour une verrière généreuse qui apporte une lumière naturelle zénithale aux deux parties clés des programmes principaux.
Place publique
L’espace extérieur contenu principalement par le projet et le mur de soutènement au Nord est plus nettement défini par la Schlossstrasse et la Könitzstrasse qui se rejoigne au rondpoint. Pour donner une fonction supplémentaire à la place qui va se développer en vue de l’horizon 2050 du master plan de l’lnselspital et garantir sa fréquentation, un parking souterrain d’un niveau potentiellement extensible est ajouté au programme. Une sortie piétonne du parking couplée à un petit kiosk va chercher à ponctuer la place et créer le lien avec les arrêts de trams.
Concept et programme
C’est dans le concept que le projet trouve son nom. Construit sur le modèle du plan libre le projet bénéficie d’une façade profonde protégeant le programme des nuisances extérieures. En deuxième couche on trouve les espaces servis des différentes parties du programme. Viens en suite une zone de circulation horizontale avant de trouver au centre un noyau de service et de circulation verticale, jouant aussi un rôle structurel pour la stabilisation horizontale de la structure.
Matérialité
Une prédominance de matière minérale façonne le site, notamment par la présence de béton et de crépis. Afin d’intégré le bâtiment dans cet environnement et de garder un langage similaire et texturé, la façade est faite en béton hydro démoli. Pour répondre aux teintes majoritairement chaudes des bâtiments environnant, les agrégats du béton sont prévus en granit rose concassé. Une réinterprétation des pierres de tailles et simili est fait en négatif avec des éléments en acier corten, créant ainsi une profondeur supplémentaire à la façade.
Des arbres sont replantés dans l’alignement boisé existant le long de la Schlossstrasse. Le programme public se trouvant au rez du projet est extensible sur la place (terrasse du restaurant et activités liées au centre de quartier). Pour souligner cet aspect et donner une identité à l’espace extérieur, un sol en éléments de bétons préfabriqué longitudinaux sur le principe de la « Hight Line » à New York est prévu. Le mobilier urbain restera sobre avec des éléments de couverture se << plissant ll pour offrir des bancs de façon ponctuelle.
Suite à la commande du maître d’ouvrage de placer son entreprise de ramonage dans le projet, travailler des façades en bois brûlé selon la technique du « Shou Sugi Ban » ou « yakisugi » apparaît comme une évidence. L’idée de placer un coupe-vent visible rappelant la flamme vient en addition au matériau précité pour créer une image de façade unique, conférant au bâtiment entier un rôle d’enseigne.
A l’intérieur, les détails et matérialités sont sélectionnés et créés afin de proposer des espaces lumineux et fluides. Le niveau de finition est poussé à son maximum pour mettre en valeur les matériaux bruts choisis dans la région.
L’espace centra gère l’intégralité des circulations verticales et des services. C’est également par ce noyau que toutes les charges du bâtiment sont transmises au terrain.
Les espaces qui s’articulent autour du noyau sont utilisés uniquement comme zone de vie et permettent donc ensemble une vue à 360°. Chaque espace a des dimensions différentes selon son affectation et son emplacement varie selon les étages.
La dissymétrie sert le plan carré qui est non-orienté et fait office de structure en portant par le haut et par le bas les étages grâce à des voiles drapeaux.
L’alternance de la structure porteuse permet de dégager un espace majeur tantôt sur une orientation, tantôt sur une autre.
Certains projets sont parfois plus « administratifs » que d’autres. C’est le cas de celui-ci ou la nouvelle affectation des locaux exigeait un nouveau concept incendie et la prise de mesures phoniques pour permettre à tous les exploitants (de nature commerciale) de cohabiter en toute sérénité.
Si à l’origine cette aile du bâtiment abritait des ateliers horlogers, aujourd’hui on y trouve un fitness, un coin massage, une salle pour la pratique des arts martiaux, un fabriquant de lunettes, un cabinet d’esthétique, …
Modification d’une villa mitoyenne réalisée dans une ancienne grange
En campagne fribourgeoise, ce bâtiment s’inscrit dans le périmètre protégé d’un site recensé au patrimoine fédéral. Une jeune famille nous a consulté pour son acquisition. Il a fallu passer cette villa issue d’une promotion peu heureuse de 3,5 pièces en villa familiale de 4,5 pièces. Pour ce faire, nous avons ouvert les faux-plafonds mal définis de cette ancienne grange pour ajouter un niveau à l’intérieur du volume afin d’en exploiter tout son potentiel.
L’escalier fut changé et retourné afin de permettre l’arrivée dans l’axe du faîte et apporter de la lumière, les chambres restaurées et l’espace de vie reconfiguré. La famille conquise s’est alors attaquée au jardin pour changer du tout au tout la qualité de vie de cette maison.